Sécurité

Les risques liés à la pratique

Le chavirage est le plus fréquent. Il peut avoir de multiples causes. Il est important, pour les débutants, de ne jamais lacher les pelles et ne pas ouvrir les dames de nage côté ponton avant d'être sorti du bateau. Une fausse-pelle, même dans un bateau relativement stable comme un canoë, peut très vite se terminer en chavirage. Le matériel peut, lui aussi, être également à l'origine d'un chavirage (barrette mal fermée ou mal vissée ...)

Pour éviter d'aggraver les conséquences du chavirage, il faut :

  1. Penser à fermer les bouchons de sabord et de nable.
  2. Vérifier que les lacets de sécurité ne sont pas endommagés ou absents. Pour les mêmes raisons, les pieds ne doivent pas être bloqués dans les chaussures.
  3. Le tire-veilles ne doit pas être passés autour du corps du barreur.

Les vagues peuvent faire chavirer voire couler nos embarcations. Elles ont deux origines différentes : les vagues provoquées par le vent peuvent rendre impossible toute sortie. Les sorties peuvent être restreintes aux bateaux longs ou au yolettes qui sont plus stables et passent mieux les vagues. Les vagues provoquées par d'autres embarcations, tels les bateaux à moteur, sont incompatibles avec la pratique de l'aviron. Si les rameurs ne s'arrêtent pas, ils peuvent embarquer de l'eau et couler. Certaines embarcations peuvent même se briser en deux sur de grosses vagues. Les anciens bateaux longs sont les plus vulnérables car manquant souvent de rigidité.

Lorsque que l'on rencontre des vagues provoquées par les bateaux à moteur, il est souvent préférable de s'arrêter en respectant quelques consignes :

  1. orienter le bateau parallèlement aux vagues
  2. garder les jambes et les bras allongés
  3. mettre les palettes à plat sur l'eau
  4. faire gîter le bateau (en suivant le rythme des vagues) pour que la bordée qui les reçoit soit plus haute que l'autre

Les collisions sont encore malheureusement trop fréquentes. On trouve les collisions entre bateaux (abordages) mais aussi avec des obstacles fixes tels que pile de pont et objets flottants (au moment des crues le canal peut transporter des branches, souches d'arbres et autres objets divers ...) Toutes ces collisions peuvent détériorer fortement la coque, endommager barre et dérive, voire provoquer des chavirages.

Les collisions entre bateaux résultent d'un non respect des règles de circulation (voir fiche ...) mais aussi d'un manque de vigilance du barreur ou du rameur de proue et enfin de l'incapacité du barreur ou du chef de nage à faire exécuter les manœuvres d'évitement adéquates.

Les conditions atmosphériques

De mauvaises conditions atmosphériques rendent très dangereuse toute sortie en bateau, quel que soit le niveau des rameurs. Seul le responsable décide si la sortie peut avoir lieu ou non.

    Le vent : les vagues peuvent devenir trop fortes et rendre la navigation périlleuse.
    Le brouillard : il rend difficile l'orientation. Les obstacles deviennent invisibles. En cas d'accident, les secours sont ralentis.
    La nuit : le règlement de sécurité de la FFSA interdit toute sortie de nuit (sauf autorisation spéciale des autorités compétentes : préfecture, service de navigation ...) Le froid : il peut provoquer le gel du canal. Si la pratique de l'aviron est impossible quand le canal est entièrement gelé, il ne faut pas exposer les bateaux aux plaques de glaces qui rayent les bateaux et réduisent la glisse de ceux-ci.

Texte adapté d'un article de la fédération

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